Alessio Peck

Vous ne connaitrez pas son vrai nom et c’est tant mieux. Celui qu’Alessio Peck s’est offert pour sa carrière le résume à merveille : un prénom donné par ses parents dans une ville d’Italie de la côte adriatique, collé à un pseudo qui reflète le tour du monde pop qu’il a accompli durant la dernière décennie. Multiinstrumentiste de talent, le voilà artiste à part entière, auteur, compositeur et chanteur réconcilié avec ses origines italiennes, lui qui n’a longtemps vécu que par le rock anglo-saxon. Un Alessio Peck nuovo est né, fruit gourmand, mûri au soleil de ses multiples expériences et rencontres, de sa soif d’épouser un idéal pop universel qui lui ressemble : et ça nous botte.

Dès ses 7 ans, il pique la guitare de son père, se met à gratter et compose ses premières chansons. Son jeu impressionne au point de se faire engager très vite dans plusieurs groupes de rock. À 18 ans, Alessio saisit la chance de suivre des études à Londres, et joue avec Stags, avec lequel il se produit au festival The Great Escape, et multiplie les tournées en Angleterre et au Danemark. Il est ensuite recruté pour tenir la basse d’Acid Tongue, groupe de Seattle au rock psyché soul, qui l’embarque sur les routes américaines.  Il se fait aussi embaucher par le chanteur londonien L.A. Salami le temps d’une tournée européenne et de concerts où il partage la scène avec MGMT, Parcels, Dream Wife…

La révélation arrive quand sa petite amie lui offre un synthétiseur Roland Juno-DS. Fini le règne du solo, des riffs, des accords basiques du rock’n’roll. Alessio découvre les possibilités du sequencer, la liberté de disposer de tous les instruments en un. Il prend aussi conscience de sa capacité à composer. Les possibilités du synthé lui permettent de ne rien se refuser : couleurs pop, influences reggae, dub ou musique de club. Des textes lui viennent naturellement en anglais, sa première langue au quotidien, lui qui vit depuis une dizaine d’années loin de son pays.

De la pop rutilante et chromée, ni chanson italienne, ni songwriting en mode rock alternatif, et pourtant, qui doit un peu aux deux. De la variété taillée dans le rock ou du rock aux multiples variétés, peu importe tant le format couplet / refrain cousu main convient à ce chanteur qui ne se cache plus derrière des lunettes de soleil. Celui qui avait autrefois honte de son pays semble réconcilié avec les ritournelles de Rino Gaetano et les standards d’Adriano Celentano, tout en ayant digéré le pop-rock à l’anglo-saxonne. Alessio est venu, a vu et a vaincu les frontières de la chanson. À lui toutes les conquêtes.