JULIEN GRANEL

Il y a une phrase à ne jamais prononcer devant Julien Granel : “Tu ne peux pas le faire”. L’impossible le tente, l’excite. Le défi comme oxygène. C’est un enfant des Landes, aujourd’hui 23 ans, qui navigue désormais entre Paris, Bordeaux et le monde.
À six ans, il assiste à un éveil musical avec sa classe. “Je veux faire ça !” se dit-il sans attendre. Ce n’est déjà pas négociable. Conservatoire, 15 années de piano classique. Les changements d’accords sont un mystère dans lequel il plonge avec une joie quasi mystique. Les boucles de batterie peuvent également l’obséder. Il apprend, travaille, dur, il grandit. Ses oreilles et son âme ont très vite compris que l’émotion primait toujours sur le genre. Julien aime, de tout son coeur, que ce soit de la pop, du rock, de l’électro, du rap. Le premier album de Mika, Moby, Soulwax, 2 Many DJ’s, Yuksek, Freddie Mercury, David Bowie et sa chanson “Life On Mars”, une autre révélation, Justice, la première compilation Ed Banger, les chansons des autres l’envahissent et le guident vers ce qu’on appelle l’identité. La sienne, d’identité.
Aujourd’hui, Julien Granel compose toujours avec la même urgence et la même passion. L’instinct est un guide fidèle. Ce sont des images qui lui viennent, des couleurs, des choses d’abord fugaces qui s’incarnent sans jamais forcer. Sa musique est pop et solaire, c’est un rayon de lumière qui caresse les dernières résistances.
Musique, danse, vidéo, photo, mode, il ne snobe rien, s’intéresse à tout. Il déborde, il dévore, il avance, encore et encore. Émulation vitale et permanente. Il veut être hypnotisé, saisi, touché. Il ne se précipite pas. Il sait que le temps est un allié précieux quand on ne le bouscule pas.